Les chlorates ont été intégrés dans le contrôle sanitaire de l’eau le 1er janvier 2026.
Les chlorates : point de situation sur le territoire d’atlantic’eauLes chlorates ont été intégrés dans le contrôle sanitaire de l’eau le 1er janvier 2026. La limite de qualité, c’est-à-dire la valeur à ne pas dépasser, est fixée à 0,25 mg/L pour ce paramètre. Elle est cependant portée à 0,70 mg/L lorsqu’une méthode de désinfection qui génère des chlorates est utilisée, telle que l’injection d’eau de Javel. En termes de santé publique, dans le cas particulier de l’alimentation des nourrissons, des femmes enceintes et des personnes souffrant d’une carence en iode, les recommandations sanitaires privilégient, par précaution, une eau présentant les concentrations les plus faibles possibles en chlorates. Selon l’avis de l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments), la dose journalière tolérable pour le chlorate est fixée à 0,003 mg/kg de poids corporel/jour. Des analyses régulières de chlorates sont assurées depuis 2025 sur tout le territoire d’atlantic’eau, avec un suivi plus poussé sur les communes desservies par une eau désinfectée à l’eau de Javel. Les températures élevées contribuent à l’augmentation de la concentration de chlorates dans l’eau. Des valeurs situées entre 0,25 mg/L et 0,70 mg/L ont ainsi été enregistrées durant la période estivale et automnale 2025. Dès la fin d’année 2025, un plan d’action a été mis en oeuvre par atlantic’eau en lien avec ses exploitants afin de limiter la concentration de chlorates dans l’eau distribuée. Cependant, un dépassement ponctuel à 0,73 mg/L a été enregistré le 21 octobre 2026 sur la commune de Saint-Brévin-Les-Pins (recontrôlé le 26 octobre à 0,35 mg/L). Il faut toutefois souligner que l’ensemble des mesures prises a permis de contenir la concentration des chlorates, malgré l’été et l’automne particulièrement chauds en 2026 comparés à l’année 2025. Toutefois, au regard des enjeux de santé publique, le Bureau d’atlantic’eau a pris la décision en octobre 2026 de mettre en place une désinfection au chlore gazeux sur l’ensemble des ouvrages où l’eau de Javel était jusqu’à présent utilisée. L’ensemble des résultats d’analyse et la carte des communes desservies par une eau potable désinfectée à l’eau de Javel sont régulièrement mis à jour : résultats chlorates |
Dans le cadre du contrôle sanitaire, l’Agence Régionale de la Santé (ARS) des Pays de la Loire réalise tout au long de l’année des analyses sur l’eau produite et distribuée. Le 21 octobre 2026, un prélèvement sur l’eau distribuée à Saint-Brévin-Les-Pins a fait apparaître une valeur de 0,73 mg/L sur le paramètre chlorates. Dès connaissance du dépassement, un nouveau prélèvement a été effectué, avec une valeur mesurée à 0,35 mg/L.
La limite de qualité, c’est-à-dire la valeur à ne pas dépasser, est fixée à 0,25 mg/L pour les chlorates. Cette limite de qualité est cependant portée à 0,70 mg/L lorsqu’une méthode de désinfection qui génère des chlorates est utilisée, ce qui est le cas pour l’eau distribuée à Saint-Brévin-les Pins.
Lorsqu’un dépassement d’une limite de qualité est confirmé, des restrictions d’usage sont mises en place, avec la nécessité d’un passage à l’eau en bouteille (non confirmé dans le cas de Saint-Brévin-Les-Pins).
D’où viennent les chlorates ?
La désinfection est l’étape ultime et obligatoire du traitement de l’eau de consommation avant d’être distribuée aux usagers. Elle permet d’éliminer les micro-organismes pathogènes de l’eau.
Il existe plusieurs méthodes pour assurer cette étape de désinfection. L’injection d’eau de Javel, particulièrement efficace sur l’élimination des bactéries et des virus, est l’un des procédés les plus fréquemment utilisés.
Les chlorates sont notamment des produits de dégradation de l’eau de Javel pouvant apparaître en petites quantités dans l’eau potable lorsque celle-ci est utilisée pour la désinfection.
Suivi des chlorates sur le territoire d’atlantic’eau
Les chlorates ont été intégrés le 1er janvier 2026 dans le contrôle sanitaire de l’eau. En Pays de la Loire, l’intégration des chlorates au contrôle sanitaire a été anticipée par l’ARS. Des campagnes d’analyses ont été conduites depuis 2025 sur différents points du réseau.
Hors période estivale, la valeur de 0,25 mg/L est respectée sur tout le territoire d’atlantic’eau, y compris pour lorsque de l’eau de Javel est utilisée pour la désinfection. Des résultats entre 0,25 mg/L et 0,70 mg/L sont cependant relevés durant les mois où les températures sont les plus chaudes. Ces valeurs plus élevées s’expliquent :
- par la dégradation plus rapide de l’eau de Javel stockée en raison des températures plus élevées et de la luminosité ;
- par les besoins supplémentaires de chloration avec une température de l’eau plus élevée.
Depuis 2025 et le démarrage du suivi des chlorates sur le territoire, la valeur mesurée à 0,73 mg/L à Saint-Brévin-Les-Pins est le seul résultat enregistré au-delà de la limite de qualité de 0,70 mg/L. Il s’explique par la conjonction de plusieurs phénomènes :
- la nécessité d’assurer une désinfection plus poussée, impliquant l’utilisation d’une forte quantité d’eau de Javel, compte tenu de la moins bonne qualité de l’eau brute prélevée dans l’étang des Gâtineaux à Saint-Michel-Chef-Chef. En effet, les températures élevées qui se maintiennent entrainent une dégradation du milieu ;
- une dégradation de l’eau de Javel livrée le 29 septembre : la température qui reste élevée pour la saison a contribué à l’augmentation de la concentration en chlorates dans l’eau de Javel. Une nouvelle de livraison d’eau de Javel est intervenue le 20 octobre mais le prélèvement du 21 octobre a été effectué sur une eau traitée avec l’eau de Javel livrée en septembre.
Dès les jours suivants, la concentration en chlorates dans l’eau distribuée a donc dû déjà fortement diminuer grâce au renouvellement de l’eau de Javel le 20 octobre, ce qui s’est vérifié avec le prélèvement du 26 octobre 2026.
Historique des valeurs mesurées à Saint-Brévin depuis 2025
| Date d’analyse | Contrôle sanitaire (ARS) | Suivi atlantic’eau |
| 26/10/2026 |
| 0,35 mg/L |
| 21/10/2026 | 0,73 mg/L |
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| 06/10/2026 | 0,37 mg/L |
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| 28/09/2026 | 0,37 mg/L |
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| 02/09/2026 |
| 0,30 mg/L |
| 28/08/2026 | 0,29 mg/L |
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| 20/07/2026 |
| 0,18 mg/L |
| 10/07/2026 | 0,31 mg/L |
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| 18/06/2026 | 0,15 mg/L |
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| 16/06/2026 |
| 0,19 mg/L |
| 22/05/2026 | 0,10 mg/L |
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| 09/04/2026 | 0,08 mg/L |
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| 31/03/2026 | 0,08 mg/L |
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| 27/11/2025 |
| 0,19 mg/L |
| 10/10/2025 | 0,31 mg/L |
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| 10/10/2025 | 0,29 mg/L |
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| 24/09/2025 | 0,36 mg/L |
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| 06/08/2025 | 0,48 mg/L |
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| 12/02/2025 | 0,12 mg/L |
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| 12/02/2025 | 0,11 mg/L |
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Quelles recommandations pour la santé ?
La valeur réglementaire de 0,70 mg/L est alignée avec la valeur guide fixée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui a par ailleurs confirmé ce seuil dans ses recommandations de qualité pour l’eau destinée à la consommation humaine, dans son rapport du 17 juin 2026.
Toutefois, l’OMS estime que la dose journalière tolérable pour le chlorate est fixée à 0,011 mg/kg de poids corporel/jour, soit à titre d’exemple :
- pour un enfant de moins de 10 kg (1L/jour consommé pour un enfant de 10 kg), la dose admissible de chlorates dans l’eau (hors alimentation) correspond à environ à 0,088 mg/L d’eau ;
- pour une femme enceinte (environ 65 kg, consommant 2 L/jour), la dose admissible dans l’eau (hors alimentation) équivaut à environ 0,286 mg/L d’eau.
Selon l’avis de l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments), la dose journalière tolérable pour le chlorate est fixée à 0,003 mg/kg de poids corporel/jour, soit à titre d’exemple :
- pour un enfant de moins de 10 kg (1L/jour consommé pour un enfant de 10 kg), la dose admissible de chlorates dans l’eau (hors alimentation) correspond à environ à 0,024 mg/L d’eau ;
- pour une femme enceinte (environ 65 kg, consommant 2 L/jour), la dose admissible dans l’eau (hors alimentation) équivaut à environ 0,078 mg/L d’eau.
Dans le cas particulier de l’alimentation des nourrissons, des femmes enceintes et des personnes souffrant d’une carence en iode, les recommandations sanitaires privilégient, par précaution, une eau présentant les concentrations les plus faibles possibles en chlorates.
Ainsi, même conforme aux exigences réglementaires, l’eau du robinet ne présente pas les caractéristiques les plus favorables pour la préparation des biberons et l’hydratation des personnes fragiles, compte tenu notamment des teneurs en chlorates.
A titre d’exemple, dans certaines régions, il est recommandé aux personnes à risque d’éviter la consommation de l’eau du robinet dont la concentration en chlorates est supérieure à 0,25 mg/L (https://www.occitanie.ars.sante.fr/media/157708/download?inline).
Sur le site Internet d’atlantic’eau, page Eau et santé, les usagers peuvent consulter l’ensemble des résultats d’analyse des chlorates mis à jour régulièrement, ainsi que la carte des communes desservies par une eau potable désinfectée à l’eau de Javel.
Un plan d’action mis en oeuvre par atlantic’eau
Depuis 2025, atlantic’eau travaille étroitement en lien avec ses exploitants pour abaisser la concentration de chlorates dans l’eau potable distribuée, et tendre dès à présent vers des valeurs inférieures à 0,25 mg/L en tout point du territoire, sans compromettre la désinfection.
Des mesures ont ainsi été mises en place :
- un suivi renforcé des chlorates sur les territoires où l’eau de Javel est utilisée pour la désinfection (Val Saint-Martin, Communauté de Communes Sud Estuaire et Campbon-Sillon) : l’ensemble des résultats sont à retrouver sur le site Internet d’atlantic’eau ;
- un ajustement des quantités de chlore utilisées pour la désinfection ;
- en lien avec les fournisseurs, une vigilance particulière pour l’approvisionnement d’eau de Javel la plus faiblement concentrée en chlorates ;
- des fréquences de livraison plus régulières d’eau de Javel en période estivale ;
- une amélioration des conditions de stockage de l’eau de Javel (nettoyage des cuves, mise en peinture pour limiter l’augmentation de la température notamment).
L’ensemble de ces mesures a permis de contenir la concentration des chlorates, malgré l’été et l’automne particulièrement chauds en 2026 comparés à l’année 2025. Néanmoins, les mesures correctives n’étant pas suffisantes face à des températures très élevées, le Bureau d’atlantic’eau a pris la décision en octobre 2026 de mettre en place une désinfection au chlore gazeux sur l’ensemble des ouvrages où l’eau de Javel était jusqu’à présent utilisée. Le chlore gazeux est une solution efficace pour la désinfection, qui contrairement à l’eau de Javel, ne génère pas de chlorates.
Les mesures correctives continueront de s’appliquer le temps de déployer l’ensemble de ces investissements.
Bon à savoirLa présence de chlorates n’a aucun lien avec le goût ou l’odeur de chlore que certains d’entre vous peuvent percevoir dans l’eau potable. L’odeur de chlore est due à la formation de chloramines, issues de la réaction entre le chlore et la matière organique. |